Manuel

2 — Éditer

L'éditeur de Debug XML Tool est conçu pour un seul métier : écrire du XML, des feuilles de style XSLT, des schémas XSD et des DTD. Il connaît donc votre vocabulaire — et, si vous lui donnez un schéma, la grammaire de vos documents.

Ce chapitre couvre la création de fichiers, la saisie assistée, le formatage et la validation.


2.1 Créer, ouvrir, enregistrer

Créer un fichier

Cliquez sur Nouveau fichier (première icône de la barre d'outils) ou appuyez sur Ctrl+N. Un menu propose cinq entrées :

EntréeCe qu'elle crée
XMLun document XML
XSLune feuille de style XSL
XSDun schéma XSD
DTDune DTD
Autre type…un fichier d'un type libre — vous saisissez le nom complet, extension comprise

Les quatre premiers ouvrent un onglet déjà pré-rempli d'un squelette valide pour ce type : déclaration, espace de noms, élément racine. Vous commencez à écrire, pas à retrouver l'en-tête.

Autre type… vous demande d'abord un nom (« Nom du fichier (avec extension) », par exemple notes.txt, style.css, page.html) et en déduit la coloration syntaxique.

Le nouvel onglet n'existe qu'en mémoire tant que vous ne l'avez pas enregistré : il porte un nom provisoire et le point « • » de modification.

Pour créer un fichier directement à un emplacement précis du workspace, préférez le clic droit sur un dossier de l'explorateur → Nouveau fichier…. Vous nommez le fichier sur place, dans l'arborescence.

Enregistrer

Ctrl+S enregistre l'onglet actif.

Sur un onglet jamais enregistré, Debug XML Tool ouvre Enregistrer sous : choisissez l'emplacement et le nom. L'onglet devient alors un fichier ordinaire du disque, et les enregistrements suivants sont directs.

Le point « • » disparaît dès que le contenu de l'onglet correspond à celui du fichier — que ce soit parce que vous avez enregistré, ou parce que vous avez annulé toutes vos modifications.


2.2 Saisir plus vite

Fermeture automatique des balises

Dans tout fichier XML, saisir <test> produit immédiatement <test></test>, curseur entre les deux. Ce comportement est toujours actif, schéma ou non.

Complétion XSLT — fichiers .xsl et .xslt

Dans une feuille de style, la complétion connaît le vocabulaire XSLT.

  • Tapez <xs : les instructions XSLT sont proposées.
  • Ctrl+Espace ouvre la liste à tout moment.
  • Accepter une proposition insère l'élément complet : choisir xsl:template écrit <xsl:template match=""></xsl:template>, curseur dans l'attribut.
  • Les propositions tiennent compte de l'endroit où vous êtes : à l'intérieur d'un xsl:for-each, ce ne sont pas les mêmes instructions qu'au premier niveau de la feuille.
  • Dans une valeur d'attribut énumérée — par exemple <xsl:output method=" — les valeurs admises sont proposées.

Complétion pilotée par le schéma — fichiers .xml

C'est le confort d'édition auquel on ne revient pas. Associez un XSD ou une DTD à votre document XML (§2.3), et la complétion devient celle de votre grammaire :

Où vous tapezCe qui est proposé
< dans un élément ouvertles seuls éléments valides sous ce parent
< dans un document videles éléments admis comme racine
dans la balise ouvrante, après le nomles attributs de cet élément, les requis en tête, ceux que vous avez déjà saisis exclus
entre les guillemets d'un attributles valeurs énumérées, la valeur par défaut en premier

Exemple, sur un document associé à un schéma de bibliothèque : dans <library>, taper < ne propose que book ; dans un <book> ouvert, title et author ; sur la balise <book …, l'attribut requis isbn arrive en tête ; dans lang="…", les valeurs en, fr, es.

Trois garanties :

  • sans schéma associé, rien ne change — vous retrouvez exactement la fermeture automatique de balises, sans suggestion parasite ;
  • l'association prend effet immédiatement, sans rouvrir l'onglet ;
  • un schéma illisible ne produit aucun bruit : pas de suggestion erronée, pas d'erreur affichée sur votre document. Le diagnostic part en console.

2.3 Associer un schéma

Le bouton Valider un XML contre un schéma (XSD ou DTD) de la barre d'outils déroule un menu de trois entrées :

EntréeEffet
XSDValider contre un schéma XSDchoisissez le XML et le XSD, la validation s'exécute
DTDValider contre une DTDidem avec une DTD
Associer un schémaLier un XSD/DTD au fichier actifmémorise l'association, sans valider

Valider, c'est associer. Une validation lancée depuis XSD ou DTD mémorise le lien entre les deux fichiers. Vous n'avez donc rien à refaire : à partir de cet instant, votre document est validé en direct contre ce schéma, et la complétion en est pilotée.

Pour lier sans valider, utilisez Associer un schéma : le dialogue « Schéma pour … » liste les schémas du workspace. L'entrée « (aucun — retirer l'association) » défait le lien et nettoie les marqueurs correspondants.

Les associations sont conservées par workspace : elles sont là au prochain démarrage.

Si l'application vous répond Ouvrez un fichier XML pour l'associer à un schéma, l'onglet actif n'est pas un .xml. Si elle répond Aucun schéma disponible, votre workspace ne contient ni XSD ni DTD.


2.4 Formater

Shift+Alt+F, ou le bouton Formater le document de la barre d'outils, ré-indente le fichier actif.

Le formatage est annulable en un seul Ctrl+Z, quelle que soit la taille du fichier : il compte pour une seule modification, pas pour une par ligne.


2.5 Valider au fil de la frappe

Ce qui est détecté en continu

Pendant que vous tapez, Debug XML Tool vérifie :

  • la bonne formation du document — balise non fermée, > manquant, imbrication invalide ;
  • la compilation d'une feuille de style — une instruction XSLT inexistante, par exemple <xsl:templae/>, est signalée avec son code d'erreur ;
  • la conformité au schéma, dès qu'un schéma est associé au document (§2.3).

Les erreurs apparaissent en soulignement ondulé, à la ligne et à la colonne exactes. Elles disparaissent d'elles-mêmes dès que vous corrigez — un Ctrl+Z suffit à faire s'évanouir un marqueur, sans aucun clic.

Le buffer, pas le disque

La validation porte sur ce que vous voyez à l'écran, y compris non enregistré. C'est ce qui permet de corriger avant d'écrire sur disque.

À ne pas confondre avec la validation par lot (Valider & comparer §7.3), qui balaie un dossier entier et reflète, elle, l'état du disque — les onglets non enregistrés y sont explicitement signalés.

Couper la validation en direct

Sur de très gros fichiers, ou pour éviter le bruit pendant une réécriture lourde, décochez Validation en direct dans le menu Paramètres.

Le bouton Valider le fichier actif de la barre d'outils continue de fonctionner : la validation à la demande est indépendante du réglage. Si le fichier est sain, une confirmation vous l'annonce — « Le fichier "…" ne contient aucune erreur de syntaxe. »

Les erreurs qui viennent d'un autre fichier

Un marqueur n'est posé que sur le fichier qu'il incrimine réellement. Si votre document est sain mais que son schéma associé est cassé, ou qu'un module xsl:include de votre feuille de style l'est, vous ne verrez aucun soulignement erroné sur votre document : le diagnostic part en console, préfixé [Validation] Diagnostic externe, avec le fichier et la ligne fautifs.

Un schéma mal configuré ne devient donc jamais une panne muette — mais il n'accuse pas non plus le mauvais fichier.


2.6 Se repérer dans un fichier

Trois outils, détaillés ailleurs, servent à l'édition au quotidien :

BesoinGesteChapitre
Voir le plan de la feuille de stylepanneau de droite, STRUCTURE XSLL'interface §1.5
Aller à la déclaration d'un templateF12 ou Ctrl+clic sur son nomNaviguer & refactorer
Trouver tous les usages d'un symboleShift+F12Naviguer & refactorer
Renommer un template partoutF2Naviguer & refactorer

Le plan de la feuille de style suit votre buffer en direct : un template ajouté et non enregistré y figure, et le double-clic y navigue.


2.7 Limites à connaître

  • Types de fichiers pris en charge : XML, XSL/XSLT, XSD, DTD. Pas de JSON, pas d'édition graphique de type Author/WYSIWYG, pas de XQuery. Vous pouvez ouvrir et éditer un fichier d'un autre type, mais sans assistance dédiée.
  • La validation XSD suit la norme W3C XML Schema 1.0.
  • La complétion pilotée par le schéma exige une association résolue. Sans schéma, elle se tait plutôt que de deviner.
  • Le plan XML et le plan XSD sont construits à l'ouverture du fichier ou au changement d'onglet, contrairement au plan XSL qui suit la frappe. Rebasculez d'onglet pour les rafraîchir.

Et ensuite

Sommaire du manuel